Hello Marketeur,
À partir d’aujourd’hui, je teste un nouveau format pour chaque dimanche.
Chaque semaine en coaching collectif, des dizaines de points précis remontent.
Une question, un blocage, quelque chose que plusieurs clientes vivent en même temps sans forcément l’avoir formulé.
Du coup, j’ai décidé de te le partager ici aussi.
Chaque dimanche, tu recevras un extrait de ce qui s’est passé en coaching collectif la semaine d’avant.
Pas un résumé.
La vraie valeur, telle que je la donne à mes clientes, sur un point spécifique de la semaine.
Alors, si cette newsletter t’a plû, partage-le moi en retour d’email !
Au programme de ce mail
→ La cliente qui me dit «mes posts ne marchent pas»
→ Le test du restaurant à Lyon
→ Pourquoi «les mamans anxieuses» n’existent pas
→ La méthode complète de l’avatar client (à appliquer cette semaine)
→ La spécificité, ce n’est pas la niche
La cliente qui me dit «mes posts ne marchent pas»
Cette semaine en coaching collectif, une cliente me dit :
«Je ne comprends pas. Je publie 3 fois par semaine. Je parle aux mamans anxieuses. Mes posts sont propres, mes visuels sont jolis. Et pourtant, zéro engagement.»
Je vais sur son compte Insta. Je lis. Et je vois exactement ce qui ne va pas.
Tout est correct. Tout est vrai.
Mais tout est tellement large que personne ne se reconnaît.
Elle a écrit « Pour les mamans anxieuses qui veulent retrouver de la sérénité ».
Sur le papier, c’est ce qu’on apprend en formation marketing : définis ton avatar, parle à ta cible.
Sauf que dans la vraie vie, sa «maman anxieuse», elle se sent « différente » des autres mamans anxieuses.
Le fameux : « ce truc générique, ne marche pas pour moi. Moi c’est différent. »
Cette maman, elle se voit comme Marion, 37 ans, 2 enfants en maternelle et CP, qui n’arrive plus à dormir le soir parce qu’elle pense à l’avenir de la planète qu’elle va laisser à ses enfants.
Et tant qu’on parle aux «mamans anxieuses», on ne parle à aucune Marion.
Le test du restaurant à Lyon
Tu es à Lyon, dimanche soir, tu cherches à manger une crèpe. Tu regardes Google Maps.
Deux options à 200m :
→ Restaurant 1 : «Kebab/Burger/Crêpes. On vous sert en 5 minutes» (Note : 4,1)
→ Restaurant 2 : «Crêperie. Des crêpes par des bretons» (Note : 4,7)
Lequel tu choisis ?
Le 2. Pourquoi ? Parce qu’il est précis. Parce qu’il a une posture. Parce qu’il ne cherche pas à plaire à tout le monde.
Le marketing, c’est pareil.
La précision, c’est ce qui te rend désirable.
Le générique, c’est ce qui te fait disparaître.
Et là-dessus, je vais être cash : si ton compte ressemble à «Kebab/Burger/Crêpe», personne ne s’arrête.
Pourquoi «les mamans anxieuses» n’existent pas
C’est exactement le piège dans lequel ma cliente était tombée.
Elle décrit son avatar comme une catégorie, pas comme une personne.
Or quand tu lis un post, tu ne te dis pas «tiens, ça parle aux mamans anxieuses, et je suis dans cette catégorie».
Tu te dis «ça parle de moi» ou «ça parle pas de moi». Et tu te le dis en 1,5 seconde, le temps de scroller.
Pour que ta cible se dise «ça parle de moi» en 1,5 seconde, il faut une scène concrète.
Pas un état émotionnel abstrait.
Compare ces phrases d’accroche :
→ «Tu es une maman anxieuse qui en a marre du quotidien ? Voici 3 étapes pour apprendre à lâcher prise.» → 1 chance sur 2 que Marion scrolle. Elle a déjà lu ce genre de post 1000fois.
→ «Cette scène je l’ai déjà vécu et peut-être que toi aussi : ton enfant rentre de la cantine.
Il te dit qu’il s’est resservi 3 fois de bœuf, et par contre, personne n’a aimé le fromage qui du coup est resté dans toutes les assiettes.
Quand j’ai entendu ça, ça m’a rendu folle, je n’en ai pas dormi pendant plusieurs nuits, jusqu’à ce que je découvre ces 3 étapes pour lâcher-prise.» → Marion s’arrête.
Pourquoi ? Parce que le deuxième post lui montre que tu connais sa vie. Pas son étiquette.
La méthode complète de l’avatar client (à appliquer cette semaine)
Concrètement, voilà ce que j’ai donné à mes clientes en coaching semaine dernière :
Étape 1, donne un prénom à ton avatar.
La mienne s’appelle Claire. Elle a 36 ans. Elle est en reconversion dans le coaching après 10 ans en RH.
Elle est coach certifié, elle adore marcher, mais à tendance à ne pas trop prendre le temps de le faire entre son lancement d’activité et les enfants à gérer.
Son mari est ingénieur, il «laisse faire» sa reconversion, sans vraiment comprendre.
Elle a 2 000€ de chômage qui finissent dans 8 mois.
Étape 2, décris une scène de sa journée.
Pas la case socio-professionnelle. Pas son état psychique. Sa journée.
Que fait-elle à 6h45 ? À 12h30 ? À 19h30 ?
Que dit-elle à voix haute dans sa voiture quand personne n’écoute ?
Étape 3, écris ton prochain post POUR cette personne spécifique.
Pas pour «tes prospects».
Pour ta Claire. Avec sa scène à elle, ses mots à elle, son contexte à elle.
Tu vas avoir l’impression de te restreindre. C’est normal.
Tu vas penser «mais alors, je vais perdre toutes les autres».
C’est faux.
L’effet contre-intuitif : plus c’est spécifique pour Claire, plus ça parle à toutes les autres.
La maman de 45 ans avec un ado va se dire «oui, c’était moi à 37 ans et je suis toujours autant anxieuse».
La maman de 30 ans va se dire «c’est ce qui m’attend avec mes enfants, je veux éviter ça».
La sans-enfant de 50 ans va se dire «ça me fait penser à ma sœur et c’est pour ça que je n’ai pas voulu faire d’enfant».
La spécificité, ce n’est pas la niche
Attention, on confond souvent les deux.
La niche, c’est ta thématique : postpartum, reconversion, leadership féminin, addiction au sucre.
La spécificité, c’est le grain. C’est combien tu zoomes sur UNE personne réelle dans ta thématique.
Tu peux avoir une niche assez grande (les mamans anxieuses) et une spécificité chirurgicale (la maman de 37ans éco-anxieuse pour l’avenir). Et c’est ce qui marche.
Exemple : moi, j’accompagne les coachs et experts de l’accompagnement. Thématique large.
Mais quand j’écris, j’écris à Claire. 36 ans, ex-RH, coach certifiée, 2 000€ de chômage, mari ingénieur.
Et c’est ça qui fait que les coachs reconverties se reconnaissent et s’abonnent.
Pas parce que je dis «j’accompagne les coachs».
Parce que je décris Claire.
Et si tu te dis : « mais je n’ai pas du tout 36 ans, je ne suis pas ex-RH, je n’ai pas de chômage et je ne suis même pas une femme ! »
C’est la preuve que tu as beau écrire pour une personne très spécifique, ça ne t’empêche pas d’attirer tout un tas de personne qui gravitent autour de cette spécificité de près ou de loin.
J’ai des clients homme, des clients qui ont 60 ans, des clients thérapeutes, des clients qui sont salariés, des clients qui n’ont pas d’enfants, des mamans solos, etc…
Mais si je n’étais pas autant spécifique dans le contenu que je partage, je suis certaine que je n’attirerais pas autant de monde.
Ton plan d’action pour les 30 prochains jours :
1/ Prends-toi 30 minutes pour aller marcher et affiner ton avatar en te reconnectant à ce qui te fait le plus vibrer
2/ Reformule tous tes posts en partant d’une scène de ton avatar spécifique et pas d’une catégorie.
Et tu me dis comment ça change la traction. 😊
À très vite !
PS : Si tu galères à construire ton avatar parce que tu n’arrives pas à choisir, c’est exactement ce qu’on travaille dans le premier module de Rand’Ose Ton Activité sur « Trouve ton positionnement unique ».
Découvre le programme ICI.
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