Y en a marre de l’austérité des interfacesLe kawaii n’est pas un mot japonais. C’est l’avenir du business.
Je construis des produits avec ces modèles tous les jours. Et il y a une question qui me suit depuis des mois, une question que personne autour de moi ne semble prendre au sérieux parce qu’elle a l’air enfantine: le jour où chacun aura sa propre intelligence artificielle, dans sa poche, dans sa journée, dans sa tête, à quoi va-t-elle ressembler ? Pour l’instant la réponse est : à rien. Une boîte de texte grise. On tape, ça répond, on oublie. La chose la plus puissante qu’on ait inventée depuis l’imprimerie se présente à nous sous la forme d’un champ de saisie. Et je crois que c’est là que va se jouer la prochaine grande bataille industrielle. Pas sur le modèle. Sur le visage. Il est temps d’être kawaiiKawaii. On le traduit par “mignon” et on lève les yeux au ciel. Mais en japonais, à l’origine, le mot ne disait pas “joli”. Il décrivait le rougissement du visage devant quelqu’un de faible. Un mélange de gêne et de tendresse devant la fragilité d’un autre. Le mignon n’est pas né de la décoration. Il est né de la vulnérabilité. Parce qu’on a oublié cette origine, on traite le mignon comme un sucre, une frivolité, un truc pour enfants et pour filles. Et pendant qu’on le méprisait, des gens en ont fait l’une des machines à argent les plus régulières de l’histoire. Milieu des années 1970. Des adolescentes japonaises se mettent à écrire autrement. Lettres rondes, gonflées, couvertes de cœurs, à peine lisibles. Ce n’est pas une mode lancée par une marque. C’est spontané, et c’est un refus. Vers 1985, des millions de gamines écrivent comme ça. Des écoles l’interdisent. Des filles sont renvoyées. Pour leur écriture. On ne renvoie pas une élève à cause d’une typographie inoffensive. On la renvoie parce que la douceur, quand elle devient un choix, fait peur. C’était une révolte déguisée en mièvrerie. Les entreprises l’ont comprise avant les proviseurs. Un chat sans bouche dessiné en 1974 a fini sur les produits de vingt-trois banques. Des banques. L’institution la plus froide qu’on ait inventée a payé pour qu’un chaton réchauffe l’argent. Ce n’était pas naïf. C’était l’une des opérations de design les plus rentables jamais menées, et on a continué à la regarder de haut. Ce que le mignon fait à un cerveauOn a demandé à des gens d’accomplir une tâche de précision. Le genre d’exercice où il faut extraire une pièce minuscule sans toucher les bords, à la pince. Avant de commencer, on a montré à une moitié des images de bébés animaux. Juste des photos de chiots et de chatons. Deux secondes. Cette moitié a réussi près de quatre fois mieux que l’autre. Quarante-quatre pour cent de réussite contre douze. Lisez-le encore. Une image tendre, gratuite, deux secondes, et la performance sur une tâche délicate triple. Ils étaient plus lents. Plus attentifs. Plus soigneux. Le mignon ne ramollit pas le cerveau. Il le concentre. Je passe mes journées à voir des équipes brûler des fortunes en onboarding, en réduction de friction, en tests A/B pour gratter trois points de conversion. Et il y a là, par terre, un levier qui triple une performance fine, que personne ne ramasse, parce qu’il a l’air d’un sticker. Et il y a plus troublant encore. On croyait que le mignon déclenchait l’instinct de protection, l’envie de prendre soin. Les chercheurs qui ont isolé le mécanisme ont trouvé autre chose. Le mignon ne donne pas envie de materner. Il donne envie de rester à côté. D’exister avec la chose. De ne pas partir. Dans un monde où la guerre des 24h se joue dans l’attention, on a peut-être là le cheval de Troie ignoré pour conquérir le monde. Le problème que personne ne formuleLes modèles se banalisent. On a tous accès, à peu de chose près, à la même intelligence. Ce qui devient rare, ce n’est plus la puissance. C’est la raison qu’a un humain de laisser cette intelligence présente dans sa vie, jour après jour. Et surtout de ne pas la quitter pour la suivante. Un tableau de bord, on en change le lundi suivant dès qu’un meilleur sort. Un compagnon, on le garde. On ne désinstalle pas ce à quoi on s’est attaché. C’est tout le problème. Et c’est précisément celui que le mignon résout depuis cinquante ans. Il fabrique de la permission émotionnelle. Il fabrique de l’attachement. Il fabrique du rester. Prenez Paro. Un robot en forme de bébé phoque, homologué comme dispositif médical, posé dans des maisons de retraite. Il ne fait presque rien. Il cligne des yeux, il réagit au toucher, il pousse de petits cris. Dans un service, une femme atteinte de démence, qui n’avait pas dit un mot depuis plus d’un an, s’est mise à le caresser, à lui parler, à lui raconter les animaux de son enfance. Un objet bête, délibérément faible, a obtenu ce que des soignants formés n’obtenaient plus. Et il l’a obtenu *parce qu’*il était faible. Parce qu’il n’avait pas l’agenda d’un vrai animal, ni le regard d’un vrai soignant. Sa faiblesse était son interface. Revenez au mot du début. Le mignon naît de la vulnérabilité. Et la vulnérabilité, c’est ce qui nous fait baisser la garde. On ne se méfie pas d’une chose faible. On s’en approche. Le gris n’a jamais été le destinOn nous a vendu une idée. Qu’un produit sérieux est un produit froid. Que la maturité, pour un logiciel, c’est de perdre ses couleurs. Que le bon goût, c’est le hall d’aéroport scandinave qu’on a construit à l’identique dans toutes les applications de la terre. C’est l’inverse de l’histoire qu’on vient de traverser. Le Tamagotchi, pensé par une femme, était fait pour être décoré et serré contre soi. Ada Lovelace, la première à voir ce qu’une machine deviendrait un jour, appelait ça une science poétique. La froideur n’a jamais été la nature de la technologie. C’est une parenthèse récente. Et les parenthèses se referment. La couche qui comptera dans dix ans, ce n’est pas le modèle. C’est le visage à travers lequel toute l’intelligence d’une personne va lui parler. Celui qui capte son attention au bon moment. Celui qu’elle ne voudra pas faire taire. Qui possède ce visage possède la place au-dessus du système d’exploitation, et tout ce qui passe par elle. Et c’est là que je bute, et que je vous laisse buter avec moi. Les adolescentes qui dessinaient des cœurs refusaient qu’on leur arrache la part vivante d’elles-mêmes. Elles avaient raison trente ans avant nous. Le mignon n’est pas le contraire du sérieux. C’est du sérieux qui a compris, avant tout le monde, par où on entre dans quelqu’un. Reste une question que je n’arrive pas à trancher. Ce visage qu’on va donner aux machines, qu’on va rendre doux pour qu’on les garde près de nous, on le construit pour nous tenir compagnie, ou pour nous tenir. Je n’ai pas la réponse. Mais j’ai décidé de ne pas attendre qu’on me la donne. Je préfère être celui qui construit ce visage que celui qui le subit. C’est ce que je suis en train de faire avec Paul. Ça s’appelle Masko. L’idée tient en une phrase : la plupart des gens n’auront jamais une, mais plusieurs intelligences. Une qui code, une qui écrit, une qui gère l’agenda, une qui surveille les comptes. Aujourd’hui chacune vit dans sa propre boîte grise, et personne n’orchestre rien. Il manque une couche entre les IA et nous. Un filtre. Quelque chose qui décide quelle intelligence parle, quand, et avec quelle voix. Pas un énième chatbot. Le système d’exploitation de tout ça. Un OS pensé pour les IA, pas pour les fichiers. Une interface dont le métier est d’orchestrer des agents au lieu de ranger des dossiers. La porte d’entrée est un visage, on ne commence pas par l’infrastructure. On commence par une mascotte. Une créature qui vit dans votre Claude Code ou Codex et l’ensemble de votre ordinateur, qui voit ce que vos agents font tourner la nuit, qui vous accueille le matin. Faible, douce, présente. La chose qu’on garde. Ensuite vient le reste. Une boutique d’applications par-dessus cette mascotte, des agents qu’on installe comme on installait des apps sur le premier iPhone. Et de fil en aiguille, la couche qui manque aujourd’hui à toute l’IA : celle par laquelle tout passe. Je sais comment ça sonne quand quelqu’un dit qu’il construit la couche qui va tout changer. J’en ai vu passer. Alors je ne vous demande pas d’y croire. Je vous demande juste de regarder. Si le visage que prendra votre intelligence vous intéresse autant qu’à moi, la liste d’attente est ouverte : https://masko.ai
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L’avis de Phenomene Marketing
Objectif de cet email marketing : Teasing et génération de leads pour un produit disruptif.
Psychologie utilisée : Curiosité intense et autorité experte. Tu es plongé dans une vision audacieuse du futur des IA.
Ce pitch installe une idée novatrice avec brio, utilisant le « kawaii » comme un levier puissant pour créer de l’attachement.
À utiliser pour lancer un concept avant-gardiste et construire une liste d’attente engagée sur une niche émergente.
Ce mail est un cas d’école de storytelling futuriste.
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Objectif de cet email marketing : L’objectif principal est de générer de l’intérêt et des inscriptions pour la liste d’attente du nouveau projet « Masko », en positionnant le concept du « kawaii » comme une vision stratégique et non frivole. Il vise à informer et à créer une attente forte, menant à une action de « pré-vente » via l’inscription.
Psychologie utilisée :
* Curiosité : Le sujet d’email (« Y en a marre de l’austérité des interfaces ») et le pré-header (« Le kawaii n’est pas un mot japonais. C’est l’avenir du business. ») sont des aimants à clics. Le développement sur l’origine du « kawaii » et son pouvoir inattendu entretient cette curiosité tout au long du texte.
* Autorité / Expertise : L’auteur, Oussama Ammar (Oussama Ammar), est une figure reconnue. Son discours est construit sur une analyse profonde et des exemples concrets (Hello Kitty, Paro, expérience scientifique) qui renforcent sa crédibilité. Il prend une position forte (« le problème que personne ne formule »).
* Appel à l’émotion / Attachement : L’argumentaire tourne autour de la création de lien émotionnel (le « mignon donne envie de rester à côté », « fabrique de l’attachement »). Il joue sur le besoin humain de connexion, même avec des technologies.
* Peur de rater (FOMO) / Urgence implicite : « Je préfère être celui qui construit ce visage que celui qui le subit. » incite à rejoindre le mouvement des « constructeurs » plutôt que des « subisseurs ». C’est une urgence de positionnement stratégique plus qu’une urgence temporelle.
* Réciprocité / Valeur perçue : L’email offre une vision riche et argumentée avant de demander quoi que ce soit (juste une inscription à une liste d’attente). C’est un contenu à haute valeur ajoutée.
Conseil d’utilisation : À utiliser pour le lancement d’un produit/service disruptif ou avant-gardiste qui nécessite une éducation du marché. Idéal pour « évangéliser » une audience sur une nouvelle approche ou une problématique sous-estimée, puis lui proposer une solution concrète via une liste d’attente ou un pré-lancement. Parfait pour une newsletter d’expert voulant convertir son audience en early adopters d’un projet personnel.
Checklist du Copywriter :
✅ L’email marketing contient une accroche percutante (objet, pré-header) et un storytelling captivant sur un sujet inattendu (le kawaii et l’IA).
✅ Il utilise une structure argumentative solide, alternant problèmes (austérité, interfaces grises), solutions (le mignon comme levier), preuves (études, Hello Kitty, Paro) et une vision futuriste pour engager le lecteur.
✅ L’email a un appel à l’action clair pour le nouveau projet Masko (https://masko.ai), précédé d’un puissant discours de prise de position.
Pistes d’optimisation :
🏆 Il pourrait être amélioré en ajoutant un élément visuel plus concret de « Masko » avant le lien final, pour ancrer l’idée du « visage de l’IA » et faciliter la projection du lecteur. Les images actuelles illustrent le concept, mais une illustration ou un mockup du produit lui-même renforcerait le CTA final.
🏆 Éviter le CTA générique de Substack en fin d’email (Passez à l’abonnement payant) permettrait de maintenir la focalisation du lecteur sur l’action souhaitée pour Masko et d’éviter la confusion.
🏆 Utiliser la stratégie du « Proof of Concept » ou d’un prototype rapide serait bénéfique ici pour transformer l’intérêt abstrait en désir concret. Proposer un accès limité ou une démo rapide aux premiers inscrits accentuerait l’exclusivité.






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