Aujourd’hui j’ai déjeuné avec un entrepreneur de Dubai. France Inter a déformé ses propos dans un article. Il a fait une vidéo pour rétablir les faits. Je lui ai dit : c’est peine perdue. Et je le pense vraiment. Le journalisme a une belle histoire. Edmund Burke, au 18ème siècle, aurait dit que la presse était le “quatrième état” — un contre-pouvoir au clergé, à la noblesse et aux parlementaires. L’idée était magnifique : une presse libre qui surveille les puissants et protège les citoyens. Carlyle a repris la formule. Tocqueville aussi, à sa façon. Cette époque est révolue. Le modèle économique de la presse s’est effondré. La survie dépend désormais du clic. Et le clic récompense la controverse, pas la précision. Ce que j’ai vécu des dizaines de fois : un journaliste t’envoie 20 questions un vendredi soir pour un article qui sort lundi matin. Il simule la prise de parole. Il respecte la procédure. Mais le titre est déjà écrit. Ce n’est pas du journalisme. C’est de la mise en scène. Dubaï découvre ça aujourd’hui. Le décalage entre ce que la ville est et ce qu’on en dit à l’étranger rend les gens fous. Moi, j’ai arrêté d’être surpris depuis longtemps. La moindre personne qui construit quelque chose de visible finit par l’apprendre : on ne peut pas leur faire confiance par défaut. Ce que j’ai appris à faire à la place — 10 règles sans compromis. 1. Construis ton audience avant d’en avoir besoin. Le seul moment où tu peux affronter un article à charge, c’est quand tu as déjà des gens qui t’écoutent directement. Sans ça, tu joues sur leur terrain avec leurs règles. 2. Traite chaque journaliste comme un adversaire potentiel. Même quand il est sympa. Surtout quand il est sympa. La gentillesse ne change pas le modèle économique de son journal. 3. Enregistre tout. Chaque interview. Chaque appel. Ton propre téléphone posé sur la table. Si ta parole est déformée, tu as la preuve. Sinon, tu as rien. 4. Ne réponds jamais aux questions sous pression de temps. “Je dois publier lundi, pouvez-vous répondre ce soir ?” — Non. Cette pression n’est pas un problème logistique. C’est une technique. 5. Prépare tes 3 phrases avant chaque contact. Trois phrases qui résument ta position. Tu les répètes. Tu ne lâches pas d’autres formulations. Les journalistes travaillent avec ce que tu dis, pas avec ce que tu voulais dire. 6. Ne parle jamais “off the record”. Ça n’existe pas vraiment. Ce que tu dis off the record finit souvent dans l’article sans guillemets, mais y est quand même. 7. Demande à valider tes citations avant publication. Ils diront non. Mais le fait de demander change la dynamique. Ça montre que tu sais jouer. 8. Publie ta version des faits d’abord. Avant l’article. Si tu sais qu’il sort bientôt — ta newsletter, ta vidéo, ton LinkedIn. Pose ton narrative dans l’espace avant qu’il soit occupé par le leur. 9. Ne réponds jamais à un article avec de la colère. L’émotion donne du carburant. Une réponse froide, factuelle, avec les faits — ça, ça dure. 10. Accepte que tu ne gagneras pas à leur jeu. Le media a le dernier mot dans son propre espace. Ton seul levier : construire le tien. C’est long. Mais c’est le seul qui marche vraiment. Mon nouvel ami de ce midi le comprend maintenant. C’est toujours comme ça. On apprend ça une fois. Et on ne l’oublie plus jamais. La Leçon de la SemaineLe Kiff de la SemaineToutes les semaines une nouveauté IA sort. La plupart ne changent rien. Paperclip mérite qu’on s’y arrête. C’est un projet open source sorti début mars — 21 000 étoiles GitHub en quelques jours — dont l’idée est simple : jusqu’ici on utilisait des agents IA un par un, comme des outils isolés. Paperclip met une compagnie entière au-dessus. Tu définis une mission, tu “engages” des agents (CEO, CTO, ingénieurs, marketeurs), tu fixes un budget par agent, et le système coordonne tout depuis un seul dashboard — avec un org chart, une délégation de tâches, un audit trail. Chaque agent sait pourquoi il travaille, pas juste ce qu’il doit faire. Ce qui arrive ensuite est prévisible : un marketplace, Clipmart, où tu pourras télécharger des compagnies entières prêtes à tourner. 2025 était l’année de l’employé IA. 2026, c’est l’année de la compagnie IA. À la Semaine Prochaine…PS: J’ai ouvert quelques calls mercredi. Vous êtes actuellement un abonné gratuit à Oussama Ammar – Better Call Ouss!. Pour profiter pleinement de l’expérience, améliorez votre abonnement.
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