Il y a 2 semaines, je te promettais de te parler de la formation que j’ai construite pendant l’été : « Selling with AI · Le Système« .
La refonte de mon site est passée devant la semaine dernière.
Aujourd’hui, je tiens parole, et j’ai même mieux à te raconter que prévu.
Vendredi dernier, j’ai passé la journée avec une petite vingtaine de commerciaux et directeurs de Capital Compétences – Booster Academy, le centre de formation commerciale du groupe Baker Tilly. Une journée entière, sur leurs vrais rendez-vous, leurs vrais portefeuilles clients et leurs vrais territoires.
L’objectif de cette formation est de s’attaquer à toutes les tâches qui font perdre du temps aux commerciaux : compte rendu après un rendez-vous, note dans le CRM, rédaction de la proposition commerciale…
Gagner du temps sur ces tâches rébarbatives permet d’en consacrer beaucoup plus à ses prospects et ses clients actuels.
Comment prospecter avec l’IA
Tu as déjà ouvert Claude ou ChatGPT, demandé un email de prospection, et obtenu un texte structuré, correct mais assez creux. Le genre de message que ton prospect reçoit 14 fois par semaine.
Tu as refermé l’onglet en te disant que l’IA, pour la vente, restait surtout du bruit.
Le problème vient de ce que tu lui avais donné pour travailler, c’est-à-dire rien ou pas grand-chose.
Imagine que tu recrutes un assistant commercial. Il est rapide, il ne se plaint jamais, il travaille même le dimanche. Mais le premier jour, il ignore ce que tu vends, à qui, à quel prix, et ce que tes clients te disent en rendez-vous. Si tu lui demandes d’écrire un email dès son arrivée, il écrira un email générique, et ce sera bien normal.
Tout tient dans cette différence : 20 minutes de contexte au départ, et l’IA cesse de travailler sur une moyenne mollassonne.
C’est ce que nous avons fait durant la formation.
Tu peux reproduire la démarche ici 👇
Par où commencer ?
Le plus simple est de créer un projet où l’IA garde ton contexte d’une conversation à l’autre.
Puis colle ce bloc dedans, en remplaçant chaque crochet par leur réalité :
Tu es mon assistant commercial. Je suis [prénom, fonction] chez [entreprise]. Nous vendons [offre en 2 lignes : ce que c’est, à qui, quel format, quel ordre de prix].
Mon territoire : [zone géographique]. Mes secteurs prioritaires : [3 secteurs maximum]. Ma cible n°1 : [le type de client que tu veux cloner]. Mon interlocuteur type : [fonction du décideur].
Règles permanentes : – Ton direct et concret, pas de jargon, pas de superlatifs creux. – Messages courts : 120 mots maximum pour un email de prospection. – Ne jamais inventer un fait sur un prospect. Si une information manque, pose-moi la question ou écris « à vérifier ». – Ne jamais promettre un résultat chiffré que je n’ai pas validé.
Une fois fait, pour vérifier que ça fonctionne, ouvre une conversation dans ton Projet et tape : « Résume en 3 lignes qui je suis et qui je cible". Si la réponse te ressemble, tu as gagné. Si elle reste vague, tes instructions sont trop générales.
Le vrai travail de cette étape n’est d’ailleurs pas technique, il est commercial. Écrire « mes secteurs prioritaires » suppose que tu saches lesquels. 😏 D’ailleurs, plusieurs participants ont découvert vendredi qu’ils n’avaient jamais formalisé leur client idéal.
Les 5 tâches à faire ensuite
Une fois ce contexte posé, le reste s’enchaîne. Voici les 5 tâches que nous avons installées dans la journée, chacune sur son propre périmètre.
Tu peux les reproduire :
- L’analyse des rendez-vous. Un prompt qui extrait d’un transcript les objections, les signaux d’achat, les échéances, et surtout les mots exacts du client.
- La proposition commerciale. Elle s’enchaîne sur l’analyse, dans la même conversation, et passe de 3 heures en moyenne à 20 minutes.
- Le réveil du portefeuille. Un audit de fraîcheur et un barème de scoring sur des lots de 25 contacts, pour aller chercher ce qui dort dans le CRM.
- La prospection par signaux. 5 signaux d’affaires publics qui disent quelle entreprise a un besoin en ce moment, plutôt que d’appeler à l’aveugle.
- Les routines. 3 créneaux hebdomadaires, sans lesquels tout ce qui précède finit dans le dossier des bonnes idées.
Aucune de ces étapes ne demande de scraping, d’automatisation d’envoi ni de nouvel abonnement. Un compte IA, le CRM que tu utilises déjà, de quoi transcrire tes rendez-vous, et c’est tout.
Les résultats
En fin de journée, les participants avaient produit :
- des analyses de rendez-vous en 3 minutes,
- des propositions rédigées dans la foulée,
- des extraits de contacts triés avec les messages de réactivation prêts,
- et des entreprises vérifiées entrées dans des pipes qui n’en avaient pas vu de nouvelle depuis longtemps.
Il n’y a pas de raison que tu n’y arrives pas de ton côté.
Ce que tu fais dans les 48h
- Crée ton projet et colle la trame ci-dessus, en remplissant les crochets. Compte 20 minutes.
- Lance le test de contrôle et lis la réponse. Elle te dira si ton contexte est assez précis.
- Prends ton dernier rendez-vous enregistré et passe-le dans le projet, juste pour voir ce qui remonte.
J’ai détaillé les 6 étapes, avec tous les prompts et le barème de scoring, dans l’article complet : Prospection IA : le système en 6 étapes pour trouver (et signer) de nouveaux clients.
Et si tu préfères te faire guider plutôt que tout monter seul, c’est exactement ce que fait Selling with AI, la formation en ligne que j’ai construite cet été :
- 8 modules,
- 31 vidéos courtes,
- 7 compétences prêtes à installer,
- et un kit d’entraînement pour t’exercer sans toucher à tes vraies données.
Elle est en fenêtre de lancement à 390 € HT au lieu de 490, avec 14 jours satisfait ou remboursé.
P.S. Si tu veux installer le système une étape par jour plutôt que d’un seul bloc, ma mini-série gratuite Vendre avec l’IA le déroule sur 5 jours, avec une action de 15 minutes par jour.